Déclaration liminaire CAP ATFR du 28 novembre 2019

Dialogue social : nous avons déjà eu l’occasion de le dire, nous déplorons le fait que les CAP perdent leurs principales attributions à savoir la défense des agents sur leur mobilité et leurs promotions. Nous estimons que cette instance est le cadre d’un dialogue social et assure la transparence pour les agents. Souvent nous avons été amenés à poser des questions sur la situation d’agents ou à faire rectifier les données utilisées pour les promouvoir…

Ces CAP sont aussi pour nous l’opportunité de vous exprimer des questions d’ordre plus général que les agents se posent, par exemple

-sur les promotions à venir. Nous saluons la mise en œuvre de la requalification dans la filière FR de C en B et de B en A. Et encore, le débouché pour les agents de catégorie B est très étroit puisque le nombre de promotions est calculé en fonction de l’effectif du corps d’accueil.

-Sur les promotions de grade dans notre corps, nous constatons la baisse du taux pour les avancements de grade depuis 2018. Pour l’avancement en ATFRP2, il n’y a pas de promotion possible. Et 17 promotions pour 232 agents promouvables en ATFRP1, c’est vraiment trop peu. Or ces avancements mérités sont très attendus par nos collègues.

– sur les concours : depuis quelques années, on ne peut même plus conseiller à nos collègues de les passer. Ils sont tous fléchés par BAP mais surtout par établissement. Et vu la distance entre nos établissements et la variété des métiers exercés, il n’est pas possible, pour beaucoup d’entre nous de postuler sur les postes ouverts. Comment demander à un agent de cat C de quitter son poste à Lyon par exemple pour venir à Paris, afin de bénéficier de la promotion ? Dans l’enseignement supérieur ou à l’Anses, la mobilité n’est pas géographique, mais les agents ont l’obligation de progresser dans leurs missions, quelle que soit leur catégorie. La requalification interne, elle, n’est plus permise !

Projet SACLAY :

Les agents sont désorientés par ce départ qui semble imminent. Tous les agents ne peuvent pas y aller et craignent l’éloignement de leur domicile et la perspective de passer des heures dans les transports quand ils existent !!  Les agents aimeraient faire mobilité. Mais peu de postes se libèrent.

Avez-vous évalué le nombre de personne intéressées pour partir à SACLAY ?

Nos collègues continueront à nous mandater pour poser ces questions. Dans quelle instance pourrons-nous dorénavant vous porter leurs demandes et avoir l’échange avec l’administration sur les situations particulières des agents ou sur les questions générales portant sur le corps ?