Tous les syndicats appellent à la grève le 5 novembre
AGENT·ES DU MINISTÈRE DE L’AGRICULTURE : LE 5 NOVEMBRE, ON FAIT GRÈVE !

Administration centrale, DRAAF, DDT(M), DD(ETS)PP, enseignement agricole, opérateurs : titulaires et contractuel·les, toutes et tous concerné·es.
Pourquoi maintenant ?
Le 21 octobre, les organisations syndicales sont sorties de Matignon sans aucune mesure concrète du gouvernement. L’Intersyndicale, rassemblant toutes les OS siégeant au CSA ministériel du MAASA, appelle à des assemblées générales partout sur les lieux de travail pour généraliser la grève le 5 novembre, journée de grève et de manifestations de l’intersyndicale. Pour nous, agent·es public·ques, les raisons de nous mobiliser sont nombreuses.
1. Nos salaires : encore à la baisse
Le PLF 2027 confirme le gel du point d’indice. Avec l’inflation, c’est une nouvelle perte de pouvoir d’achat. Au ministère de l’Agriculture, aucune mesure salariale générale ou catégorielle n’est prévue pour 2027. Le gouvernement s’attaque aussi à la protection des malades : la baisse des indemnités journalières pour accident du travail et maladie professionnelle s’appliquerait dès le 1er novembre, par décret et sans débat.
Nos exigences : dégel immédiat du point d’indice, rattrapage des pertes subies, revalorisation de toutes les grilles et des régimes indemnitaires.
2. Nos emplois : toujours moins pour faire toujours plus et mieux…
Le projet de budget prévoit, selon les chiffres présentés en instances ministérielles :
- des suppressions de postes en administration centrale et en DRAAF, malgré quelques créations ciblées (numérique) ;
- des suppressions d’emplois dans les opérateurs : -38 ETP en 2027, après -50 en 2026 ;
- 25 suppressions héritées de la loi de finance 2025 et une quinzaine de transferts annoncés “temporaires” et en cas d’arrêt des contrôles sanitaires liés au Brexit, 100 suppressions d’emplois sur le programme 206 (sécurité et qualité sanitaires de l’alimentation) ;
- dans l’enseignement agricole, des ambitions affichées de formation sans les moyens qui vont avec, après les 45 suppressions de postes de la rentrée 2025.
Au niveau de l’État, cela se chiffre à plus de 1 000 le nombre d’agent·es en moins. Les agent·es public·ques sont, une fois de plus, sacrifié·es pour soi-disant faire face à une dette publique galopante dont ils et elles ne sont nullement responsables.
Nos exigences : arrêt des suppressions de postes à mission constante, un plan pluriannuel de recrutements pour les missions en souffrance et la titularisation des contractuel·les qui le souhaitent.
3. Nos missions : on ne peut pas tout faire avec rien
Cet été, la sécheresse a été dramatique pour les exploitations. Le gouvernement a débloqué un milliard d’euros d’aides d’urgence, mais ces aides, comme la PAC, les crises sanitaires ou le contrôle de ce qu’il y a dans nos assiettes, reposent sur des agent·es en nombre insuffisant. Instruire les dossiers, contrôler, inspecter, enseigner, accompagner : ces missions ne se font pas sans effectifs, ni sans formation, ni sans moyens.
Quand les effectifs fondent, ce sont les agriculteur·rices qui attendent leurs aides, la sécurité sanitaire qui s’affaiblit et les élèves de l’enseignement agricole qui sont moins bien formé·es. Avec cette pénurie, c’est aussi notre santé au travail et notre sécurité juridique qui sont en jeu.
Nos exigences : des moyens humains et financiers à la hauteur des missions, une vraie politique de santé et de conditions de travail.
4. Un service public, ça se défend
Ce que l’Intersyndicale dénonce depuis des mois, ce sont des budgets bloqués voire « régressifs » pour les services publics et la Sécurité sociale. C’est par une mobilisation et une grève massives que l’on obtiendra les augmentations des moyens nécessaires, des salaires et des pensions, des budgets des services publics et de la Sécurité sociale. Les agent·es public·ques ont un rôle central pour montrer ce que serait une journée sans services publics.
Le 5 novembre, concrètement
- Ne restons pas isolé·es : l’Intersyndicale du MAASA appelle à l’unité la plus large possible, avec l’ensemble des organisations syndicales, et à des manifestations pacifiques.
- Réunissons-nous en AG dans nos services pour décider ensemble de la grève et de ses suites
- Faisons grève : les divers préavis couvrent l’ensemble des agent·es du MAASA.
Manifestons : partout où cela est possible, soyons visibles et pacifiques
Agent·es du ministère, de l’administration comme de l’enseignement,
c’est ensemble que nous gagnerons !!!!!
