CSA

Déclaration liminaire CSA 03 février

Monsieur le Directeur Général Adjoint, Mesdames et Messieurs,

La rentrée 2025 s’est relativement bien passée dans de nombreux endroits, mais les aléas budgétaires en ont décidé autrement. Le Pacte, pour cette année, s’est vu défalquer un tiers de ses briques, générant incompréhensions, voire divisions dans les salles des professeurs. FOEA, qui a toujours dénoncé ce dispositif instable, qui entretient la précarisation du métier demande comment la suppression annoncée sera gérée dans les établissements à la prochaine rentrée. FOEA continue de demander des revalorisations salariales pérennes, inscrites dans les grilles, sans travail supplémentaire.

L’inclusion scolaire est toujours menée sans moyens, sans formation, sans encadrement adapté. Dans certaines classes, notamment de 4e, 3e et CAPa, les équipes enseignantes se retrouvent en grande difficulté face à des situations qu’elles ne peuvent ni humainement ni matériellement gérer. La gestion de l’accompagnement dû aux apprenants tout au long de l’année pour les évaluations reste un bricolage des équipes basé sur la bonne volonté et le bénévolat des agents. Quand ce sujet sera-t-il traité avec les moyens humains et financiers qui vont avec face à l’amplification du nombre de situation particulière ?

Nous sommes en pleine période de recrutement et portes ouvertes, la majorité des collègues y sont très investis et acteurs ; Quelle déception quand certains collègues prônent auprès de leurs élèves la priorité au lycée de secteur. Les engagements entre ministères ne valent rien si leurs mises en œuvre s’arrêtent dans les bureaux des rectorats.

Dans ce contexte de pression face au remplissage de nos classes, les personnels d’encadrement sont parfois contraints d’utiliser les logiciels durant des phases plus calmes de la journée. Certains de ces logiciels ne sont plus accessibles après certaines heures ou le week-end, est-ce une application coercitive de la charte des temps ou une protection contre les attaques cybers ?

Investir et recruter dans l’enseignement agricole public, c’est investir dans la souveraineté alimentaire, la vitalité des territoires ruraux et l’avenir de milliers de jeunes.

Merci pour votre attention.