FO était représenté par Christine Heuzé, Christian Lasarroques et Michel Delmas.

La réunion, présidée par le DGER, avait pour objectif un premier échange avec les Organisations syndicales (OS). Le DGER a tout d’abord brossé un tableau plutôt idyllique de l'enseignement agricole, de ses CFAA, de ses CFPPA, de leur importance dans le paysage territorial. Selon lui, l'actuelle réforme de l’apprentissage, portée par la loi « Liberté de choisir son avenir professionnel » est un atout que l’enseignement agricole ne manquera pas de s’approprier et de valoriser.

FO Enseignement Agricole a déclaré que, depuis 1983, soit depuis 35 ans, les agents des CFAA et CFPPA sont les grands oubliés des différentes réformes. Le protocole de 1998 a été une première avancée, en son temps. Mais si le protocole a été mis en œuvre les premières années, bien vite il ne s’est plus appliqué ou de façon parcellaire et inégale en fonction des établissements. Pour preuves, les commissions nationales et régionales de suivi, prévues par le texte, ne se sont plus réunies et chaque EPLEFPA bricole dans son coin.

FO Enseignement Agricole a dénoncé les dérives constatées dans certains établissements où on exige des formateurs 1607 h et on impose 35 h de présence. Dans certains établissements, les personnels n’ont aucun moyen d’accompagnement : pas de bureau, pas d’ordinateur. Il faut stopper cette régression !

FO Enseignement Agricole interroge : ces personnels œuvrent pour le service public de formation, et même de formation initiale pour certains d’entre eux. Or, ils sont toujours exclus des avancées sociales (pas de prestations familiales, pas de chèques vacances sans vote du CA) Que voulons-nous pour ces agents ?

FO Enseignement Agricole a souligné la position des CFAA et CFPPA comme acteurs d'un service public axé vers le territoire

FO Enseignement Agricole a défendu la nécessité d'avoir un texte réglementaire clair qui définisse les obligations de service, la rémunération et l'accès à la formation des agents. Ce texte doit s'imposer aux conseils d'administration et non dépendre du vote de délibérations des CA, sur la base de texte présentés uniquement par les directions. Nous avons pris comme exemple les conventions collectives qui s’appliquent notamment dans des CFA de branches.

L'administration a clôturé cette 1ère réunion en nous proposant de faire remonter vers le cabinet du ministre nos remarques afin d'élaborer des propositions.

 

 

Mme la ministre du Travail et M. le ministre de l'Agriculture et de l'Alimentation invitent les Organisations Syndicales pour leur présenter la loi sur la réforme de l'apprentissage.

Nous aurions pu y aller… On nous a demandé de préparer nos questions aux ministres…

FO Enseignement Agricole n’a pas attendu l’invitation des ministres pour analyser le texte de cette loi, dans sa première mouture et suivre son évolution au fil des amendements à l’Assemblée nationale et maintenant au Sénat. FO Enseignement Agricole n’a pas attendu l’invitation des ministres pour demander la concertation afin de porter ses revendications.

Notre rôle n'est pas de « juger » cette réforme mais bien d'évaluer l'impact qu'elle est susceptible d'avoir sur les centres de formations d'apprentis et surtout leurs personnels.

Au ministère du Travail, chez la conseillère du ministre de l’Agriculture et de l’Alimentation et dans toutes les instances, nous avons alerté sur le risque de privatisation et de mise en concurrence des CFAA publics avec des organismes de formation privés (MFR, notamment). Nous ne voulons pas voir nos CFAA disparaître !

Nous avons aussi fait savoir notre inquiétude sur la situation des 6000 agents exerçant en CFAA et CFPPA Cela fait 35 ans que ces personnels sont les grands oubliés. C’était l’occasion de rouvrir ce dossier, conformément à notre demande !

En effet, selon le DGER, il ne faut pas déconnecter ce projet de loi de la négociation sur la partie 2 du Protocole qui a eu lieu le 5 juillet (comme ça va vite tout à coup !!!). Un formateur, recruté à bac + 5 est payé le SMIC et fait 1607 heures ! Voilà pour l’avenir radieux promis dans le nouveau monde ! Le protocole sera-t-il un outil au service de la performance économique des centres ?

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