CONTRIBUTION LOI D’AVENIR - FO -

 

ATELIER 1- PROMOTION SOCIALE ET REUSSITE SCOLAIRE

 

ATELIER 2 « ENSEIGNER A PRODUIRE AUTREMENT»

 

ATELIER 3 «L’OUVERTURE INTERNATIONALE, L’EUROPE ET MOBILITE DES JEUNES»

 

ATELIER 4 « FORMATION DES ENSEIGNANTS »

 

 

 

Communiqué suite à la Conférence de clôture de la concertation

pour l'avenir de l'enseignement agricole

 

Henri Nallet, président de la mission de concertation pour l'avenir de l'enseignement agricole, président de l'Observatoire national de l'enseignement agricole (ONEA) et ancien ministre de l'agriculture a présenté ce matin les principales conclusions et recommandations de la concertation pour l'avenir de l'enseignement agricole lancée le 29 mars. Il a remis son rapport à Stéphane Le Foll, ministre de l'agriculture.

FO, enseignement agricole public a déposé une contribution portant les positions de notre syndicat pour chaque atelier mis en place.

L’enseignement agricole contribue de manière originale au système éducatif national. Mais l’enseignement agricole n’a de sens que s’il existe dans le MAAF.

FO a toujours été attachée au maintien de l’enseignement agricole dans le MAAF. Le MAAF lui a permis d’être un acteur incontournable en développant de façon privilégiée des liens aux territoires et aux professionnels. Si FO a contribué à cette réflexion, c'est en espérant que la future loi d’avenir redonnera à l’enseignement agricole toute l’ambition et les moyens qu’il a perdus au cours de la dernière décennie. Il s’agit pour notre organisation syndicale d’assurer une promotion d’envergure en lui accordant des moyens à la hauteur.

Pour nous, la loi doit rappeler notre attachement au MAAF, le pilotage de l’Etat, les 5 missions, les domaines de compétences, le maillage du territoire par ses établissements (métropole, DROM et COM), le maintien d’une pédagogie de l’excellence mais aussi de remédiation ; la loi doit renforcer la prévalence des diplômes nationaux, et maintenir un   recrutement et une formation spécifiques des personnels par le MAAF et au MAAF !...

L'objectif de cette loi est d'amener les agriculteurs à produire autrement. Mais d’autres acteurs du territoire sont aussi concernés : les aménageurs du territoire, les organismes, les distributeurs, … concernés par la production.

La tâche est ambitieuse. Mais l’enseignement agricole public, en développant davantage les collaborations entre services du MAAF, entre enseignement secondaire, enseignement supérieur et recherche et en plaçant les exploitations des lycées au cœur de cette évolution, peut réussir.

L’innovation demandée est un processus qui nécessitera du temps. Sa réussite sera difficile. Un des outils majeurs, dont dispose le ministre, est l’enseignement agricole. Il est au cœur du processus de changement.

Si nous nous félicitons de retrouver la plupart de ces points dans les conclusions de la concertation, nous avons néanmoins des inquiétudes.

D’abord pour l'avenir des CFPPA (Centre de Formation Professionnelle et de Promotion Agricoles) car leur activité, leurs agents n'ont été que peu ou pas évoqués. Or ils devraient être l’outil privilégié de la formation des agriculteurs et des autres acteurs du monde rural.

Nous nous opposons à ce que la formation initiale, des professeurs des disciplines d’enseignement général, puisse ne pas se faire dans une école du MAAF. Quant à la formation continue de professeurs les conclusions sont très frileuses et risquent de ne pas être à la hauteur des besoins, et couvrir l’ensemble des spécificités et missions de l’enseignement agricole.

FO ose espérer que les ambitions de la future loi d’avenir ne seront pas un simple vœu pieux réduit à peau de chagrin faute de moyens budgétaires ou que, pire encore, les spécificités de l’enseignement agricole seront anéanties. FO Enseignement Agricole se battra contre cela.

 

Nous diffuserons prochainement une analyse complète des propositions du Ministre, qui vont servir de base à la future proposition de loi d’avenir.

 

Paris le 17 mai 2013