Nicolas Gilot, élu FO Enseignement agricole et Malika Fadlane, suppléante, représentaient FO.

Le premier CTEA de la nouvelle mandature s’est réuni jeudi 7 mars.

Dans leurs déclarations liminaires les organisations syndicales (OS) ont pointé les différentes problématiques et blocages entre l’administration et les OS :

  • Un dialogue social difficile et un climat peut propice aux échanges constructifs étant donné que l’administration a imposé ses réformes successives (Bac général, Bac STAV, la loi sur l’apprentissage…) sans aucune écoute, ni concertation avec les OS. Les OS ont dénoncé que tout est décidé et rien n’est négociable.
  • La problématique de la messagerie First Class
  • La difficulté d’avoir les documents pour la préparation des différentes instances.

FO enseignement Agricole a déclaré son attachement à un service public de qualité, à l’enseignement agricole public fort et accessible à tous, au sein du ministère de l’agriculture.

L’administration a répondu qu’elle attache une grande importance au dialogue social, qui nécessite un temps énorme, et qu’elle est prête à faire preuve d’honnêteté en disant ce qui peut être négociable et ce qui ne le peut pas.

Le DGER a fait le point sur l’actualité, notamment sur le Salon de l’agriculture (du 25/02 au 3/03) :

  • Le salon a été riche et a vu défiler des personnalités importantes au stand du Ministère (et notamment lors des évènements organisés autour de l’Enseignement Agricole).
  • Le MAA s’est fixé des objectifs pour une agriculture sans pesticide et pour une agroécologie.
  • Une communication efficace a été lancée pour faire connaître l’Enseignement Agricole.
  • De nombreux jeunes de l’Enseignement Agricole étaient présents, reconnaissables à leurs T-shirts bleu.

Le Directeur général a évoqué la crise sociale en France (gilets jaunes) et a annoncé que le ministre recevra toutes les OS à partir de la semaine à venir. Il a déclaré que les idées et les propositions des OS, pour répondre aux aspirations des Français en termes de pouvoir d’achat et pour le service public dans les territoires seront les bienvenues.

Après cet échange, les points de l’ordre du jour :

1) Installation du comité .

2) Le règlement intérieur:

La majorité des OS a demandé que :

  • au CTEA soit abordé tous les points présentés au CNEA.

La DGER a déclaré qu’elle s’engage à respecter les délais d’envoi aux membres ainsi qu’aux suppléants. Pour le Directeur général, le CTEA n’est pas une instance préparatoire du CNEA. Il est néanmoins possible d’y échanger sur quelques sujets.

Les OS se fondent sur les textes pour exiger que le CTEA aborde tous les sujets qui touchent au périmètre de l’enseignement agricole technique et supérieur.

Après une suspension de séance à la demande du Directeur général, celui-ci annonce le report de l’examen du règlement intérieur à la prochaine séance.

Approbation du PV : approuvé à l’unanimité

3) Présentation de la note de service pour la rentrée 2019:

Elle s'articule en quatre chapitres. La première partie rappelle le cadre stratégique de l'enseignement agricole. La deuxième partie précise les orientations en matière de formation et d'éducation. La troisième partie est consacrée aux politiques de formation et la quatrième partie explique les objectifs en matière d'organisation des structures.

Après une brève présentation de cette note de rentrée, plusieurs amendements et remarques ont été apportés par les OS.

4) Apprentis/ Enseignants

La DGER propose d’expérimenter à la rentrée 2019 une formation enseignant par apprentissage. Pour cette première année un appel à candidature serait lancé pour une dizaine d’étudiants, titulaires d’une licence (plutôt dans les matières déficitaires aux concours). Ils seraient apprentis du ministère, seraient inscrits en M1 à l’ENSFEA et auraient un maître d’apprentissage (volontaire) en établissement. A l’issue de ce M1, ils passeraient les concours ouverts cette année-là. En cas de réussite, l’année de stage validerait le M2.

FO demande si la fonction de maître d’apprentissage sera reconnue comme celle de conseiller pédagogique. L’administration répond que cela reste à étudier.

5) Questions diverses :

La messagerie : la DGER met tout en œuvre pour rétablir le système en envoyant des injonctions à Dijon. Pour la suite, un nouveau système est à l’étude avec comme cahier des charges de conserver les mêmes services (mail, conf….) et d’assurer un historique dans la bascule (tâche complexe pour un système qui n’existe nulle part ailleurs).

La DGER décide de répondre par écrit aux différentes questions, vu l’heure déjà tardive.

 

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