Le 9 octobre, c’est notre modèle social que nous défendrons

 

Non les chômeurs ne sont pas des feignants : il ne suffit pas de traverser la rue pour trouver un travail. Non, les fonctionnaires ne sont pas des privilégiés : ils sont les garants d’un véritable service public. Pourtant l’exécutif a pour projet de supprimer 50 000 emplois dans la fonction publique. Non les retraités ne sont pas des nantis : beaucoup d’entre eux redistribuent à leurs enfants ou petits-enfants une partie de leur pension mais on les frappe de plein fouet en augmentant la CSG.
La liste est longue des coups de Jarnac que les cerveaux jupitériens sortent de leur chapeau pour imposer leur idéologie ultralibérale et balayer entre deux selfies avec cette morgue propre aux puissants aveuglés par l’idée qu’ils se font d’eux-mêmes- plus d’un siècle de conquêtes sociales dont certaines ont été obtenues dans le sang.
A ces attaques d’une rare violence, Force Ouvrière rejointe par d’autres organisations ouvrières et de jeunesse a décidé de dire NON en organisant le 9 octobre une journée interprofessionnelle d’action. Ce monde nouveau basé sur l’individualisation des droits comme vertu cardinale au détriment des droits collectifs et soumis à une espèce de dictature des marchés, nous n’en voulons pas ! Nous ne voulons pas d’une société où les riches sont de plus en plus riches, les pauvres de plus en plus en plus pauvres, la médecine à deux, trois ou quatre vitesses. Nous ne voulons pas d’un service public au rabais : d’une éducation nationale sans moyens, d’hôpitaux débordés, amputés années après années de services pourtant essentiels à la population. Nous ne voulons plus de maison de retraite hors de prix, de surveillants de prison et de policiers dégoûtés par leurs conditions de travail. Nous ne voulons plus de territoires abandonnés sans sous-préfecture, sans hôpital, sans perception, sans école. Sans vie.
C’est notre modèle social que nous devons sauver.
Ce système se fissure, le logiciel néolibéral, pierre angulaire de « nos » décideurs s’emballe. Il est même devenu fou ! A nous de réagir, rien n’est acquis, la cause est loin d’être entendue.
Après, c’est tous ensemble que nous pourrons endiguer ce tsunami qui nous pend aux nez.
Le 9 octobre doit marquer les esprits. Nous devons le réussir.

2 octobre 2018
François GUERARD
Secrétaire général