Projet de loi sur la réforme de l’apprentissage et de la formation continue

 

(CGT, FO, Snetap-FSU, SEA-UNSA Education)

A l’appel de nos 4 organisations, une quarantaine de personnes se sont invitées au CNEA pour relayer l’inquiétude des 6000 agents des CFA/CFPPA, dans le cadre du projet de loi sur la réforme de l’apprentissage et de la formation continue.

Les 4 organisations, représentant plus de 80% des personnels, s’inquiètent de l’avenir de l’enseignement agricole public, de la mise en concurrence des établissements et de la dégradation de la formation des apprentis.

Dans un premier temps, l’intersyndicale a empêché la tenue du CNEA afin de dénoncer un calendrier très resserré excluant toute négociation avec les organisations syndicales.

Par son action, elle a obtenu une audience avec la Conseillère du ministre qui n’a fait que confirmer la volonté du président de la République de « libéraliser l’apprentissage ».

Par la suite, la DGER a choisi de délocaliser le CNEA, du ministère vers ses propres locaux, pour qu’il se tienne à tout prix. Les représentants de l’intersyndicale, déterminés, se sont invités pour perturber le déroulement de l’instance afin que l’avis ne soit pas donné et pour obtenir un réel calendrier de négociation avant le débat parlementaire.

Au final, l’obstination de l’administration a conduit un CNEA croupion, d’une durée de 2 minutes, à émettre un avis. Sous les huées des militants de l’intersyndicale, l’avis a été donné avec seulement 6 voix exprimées, (dont 5 contre et une pour de l’administration) sur 60 votants potentiels.

L’intersyndicale appelle à poursuivre la contestation de la loi en :

  • participant massivement à la journée de grèves du 22 mai
  • refusant de répondre aux convocations aux examens
  • interpellant les parlementaires, qui auront à débattre dans les semaines à venir de ce projet de loi inique.

Des préavis de grève seront déposés pour la journée du 22 mai et les examens.

A Paris, le 18 avril 2018

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