RIFSEEP pour les infirmiers – CTM 02 février 2017

 Le RIFSEEP pour les infirmier.ère.s.

Encore un rendez-vous manqué !

Communiqué suite au CTM du 2 février 2017

FO revendique l’amélioration de l’indemnitaire des infirmier.ère.s, au niveau de celui des agents de catégorie A (type assistants ingénieurs), depuis l’obtention de l’accès à la catégorie A, en 2012.

FO rappelle que les quelque 180 agents (environ 140 en catégorie A et une quarantaine en catégorie B) de ce corps au ministère de l’agriculture, sont majoritairement des femmes. Cela ne peut pas justifier que le revenu des infirmier.ère.s n’évolue pas, dans une période où les salaires n’augmentent pas !

Nos élues paritaires FO ont rencontré l’administration et lui ont fait découvrir les spécificités de leur exercice dans les établissements de l’enseignement agricole pour argumenter la nécessité de l’augmentation de leurs primes. Les personnels logés ont des astreintes en contrepartie. Contrairement à l’Education nationale, il n’y a pas d’assistante sociale, ni conseiller psychologique, ni médecin scolaire. Elles sont le seul acteur paramédical. Elles doivent gérer les situations en toute autonomie. De plus, elles participent souvent à la formation des élèves prévue par les référentiels en matière de sécurité, à l’éducation à la santé et à la prévention des risques, parfois en face à face.

Elles ont ajouté qu’il n’y a pas de différence entre les missions exercées par les agents, pas plus qu’entre agents de catégorie A ou de catégorie B.

Elles ont expliqué le rôle des coordinatrices nationale, ou régionales, et obtenu ainsi un bonus (+ 400 € pour la coordinatrice nationale, + 200 € pour les coordinatrices régionales) et le classement dans le groupe des fonctions d’agents confirmés pour tous ces agents. Les agents logés bénéficieront de la prime, cumulable avec la NBI. Pour ces agents, il y un gain de 1020 à 1500 €/ an.(voir tableaux en annexe)

Elles ont aussi obtenu un CIA (complément indemnitaire annuel) de 100 à 150 €/an, augmenté à 200 et 300 €/an lors du CTM du 2 février et qui pourrait évoluer dans les années à venir. Cette partie de l’indemnitaire est modulable par le directeur suite à l’entretien professionnel. Nous attirons l’attention des infirmier.ère.s sur le fait que ces entretiens se passent en ce moment et que les agents doivent y aborder cette question avec leur directeur. Il est possible de contester cette modulation si elle est estimée trop ridicule. Si un agent est proposé à une modulation à 0, le directeur doit faire un rapport.

FO revendique l’augmentation du salaire indiciaire du fonctionnaire plutôt que la compensation par la montée de l’indemnitaire :

– augmentation de 8% de la valeur du point d’indice,

– démarrage à 120% du SMIC,

– attribution de 50 points d’indice permettant le rattrapage des pertes subies.

Le RIFSEEP, étant à coût nul ou quasiment pour les infirmier.ère.s ne permet pas d’améliorer le revenu des agents, à la hauteur de leurs attentes.

Le passage au RISFEEP, aurait pu être l’opportunité d’augmenter leur prime, seule possibilité d’améliorer les revenus depuis le gel du point d’indice en 2010. Encore un rendez-vous manqué !

C’est pourquoi FO a voté contre le projet, malgré les améliorations obtenues lors du CTM.

A Paris, le 6 février 2017
Christelle Bailliet, Pascale de Crevoisier, élues à CAP des infirmier.ère.s de catégorie A
Christine Heuzé, représentante FO enseignement agricole au CTM

Annexe